Le Sénégal va lancer un deuxième satellite, cette année
SENEGAL-SECURITE-TECHNOLOGIES
Le professeur Gayane Faye, coordonnateur du projet Sénégal Satellite (SENSAT), a annoncé, jeudi, à Dakar, le lancement du deuxième satellite sénégalais au cours de cette année.
‘’Nous aurons une deuxième étoile dans le domaine spatial, cette année, avec le GAINDESAT-1B’’, a assuré M. Faye, également directeur du laboratoire de télédétection appliquée de l’École supérieure nationale des mines et de la géologie.
Il a fait cette promesse en prononçant le cours inaugural de la rentrée académique 2025-2026 du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) de Dakar.
Le Sénégal a lancé avec succès son premier satellite, le GAINDESAT-1A, le 16 août 2024, depuis la base militaire de Vandenberg, aux États-Unis d’Amérique. C’est un satellite de type 1U, destiné à la collecte de données environnementales et à l’imagerie.
‘’Il est impossible, aujourd’hui, de parler de sécurité et de défense sans faire allusion au spatial’’, a relevé Gayane Faye pour mettre en exergue la liaison entre le projet SENSAT et le CHEDS.
‘’Levier de souveraineté économique, il (le spatial, la recherche spatiale) est utilisé pour collecter des informations nous permettant de surveiller nos mers, nos villes, voire nos pays’’, a expliqué M. Faye, saluant l’introduction, par les armées sénégalaises, de la recherche spatiale dans la formation des militaires.
Gayane Faye s’est réjoui de l’annonce de la création prochaine d’une formation doctorale en recherche spatiale au CHEDS.
‘’Les universités ne prennent pas très souvent en compte les préoccupations de ce secteur sécuritaire’’, a-t-il signalé.
‘’La création d’une école doctorale spatiale au sein du CHEDS permettra aux officiers, aux professionnels de la sécurité et de la défense de faire des thèses pour approfondir la [recherche]’’ dans ce domaine, a ajouté M. Faye.
L’administrateur civil Djiby Diallo, qui dirige une association de diplômés de cet établissement public, le CHEDS, souhaite que l’État recoure davantage aux compétences de ces derniers. ‘’Nous exhortons les autorités à utiliser à bon escient les personnes formées au CHEDS’’, a-t-il dit, estimant qu’elles peuvent contribuer à la politique de sécurité et de défense du pays.
‘’Ce ne serait pas bon qu’une personne formée dans une si prestigieuse école ne soit pas employée à bon escient’’, a ajouté M. Diallo, également conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
APS
Comments are closed.