Le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé, jeudi, la volonté du Gouvernement de placer l’écoute des partenaires sociaux au cœur de son action. S’exprimant à l’endroit de plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la justice et l’agriculture, il a insisté sur la nécessité pour l’État de comprendre les préoccupations des travailleurs tout en tenant compte des contraintes économiques et du rythme des réformes.
Dans un contexte marqué par des tensions sociales et des négociations en cours, le chef du Gouvernement a tenu à rassurer les syndicats, en particulier ceux de l’éducation. « Nous ne vous refuserons rien de ce qui est possible », a-t-il déclaré, tout en soulignant que la satisfaction des revendications doit s’inscrire dans les limites réelles des capacités budgétaires de l’État. Il a ainsi appelé à éviter un « dialogue de sourds », en privilégiant une concertation constructive et responsable.
L’éducation a occupé une place centrale dans son intervention. Le Premier ministre a réaffirmé l’importance de l’école publique, qu’il considère comme un levier essentiel de réduction des inégalités sociales. Évoquant son expérience personnelle, il a insisté sur l’intérêt partagé de préserver et renforcer ce pilier du système éducatif, afin d’éviter toute perturbation majeure comme une année blanche.
Ce discours intervient dans un climat social sensible, marqué par les revendications de plusieurs organisations, dont le collectif And Gueusseum dans le secteur de la santé et le G7 dans l’éducation. Face à ces dynamiques, Ousmane Sonko appelle à une « réforme en progrès », fondée sur un dialogue sincère et une compréhension mutuelle, en cohérence avec les ambitions du référentiel stratégique Sénégal 2050.
RTS
Comments are closed.