Tivaouane : un non-respect du prix plancher de l’arachide signalé sur plusieurs marchés
AGRICULTURE-CCOMMERCIALISATION
Un non-respect du prix plancher de l’arachide fixé par l’État à 305 francs CFA le kilogramme, est signalé sur plusieurs marchés hebdomadaires du département de Tivaouane (ouest), ont indiqué des acteurs de la filière arachidière.
Sur ces marchés, l’arachide en coque est vendue à des prix variant entre 250 et 300 FCFA le kilogramme, tandis que l’arachide décortiquée se négocie entre 600 et 700 FCFA le kilogramme, selon des commerçants communément appelés ”bana-bana”.
D’après ces derniers, les quantités commercialisées proviennent pour la plupart du Saloum, les récoltes locales de cette année étant jugées faibles, dans le département de Tivaouane, en raison du déficit pluviométrique enregistré pendant l’hivernage.
Les producteurs des arrondissements de Mérina Dakhar et de Niakhène s’inquiètent de cette situation.
Le maire de la commune de Niakhène, Serigne Maï Dieng, évoque des risques de précarité alimentaire et de détresse sociale pour les producteurs, qui ont dû vendre toutes leurs graines et leur fourrage.
Le retard accusé dans le démarrage de la campagne de commercialisation, combiné aux difficultés financières des opérateurs économiques, amène certains producteurs à écouler leurs récoltes sur les marchés hebdomadaires, afin de faire face à des besoins immédiats.
Le président de la Fédération nationale des organismes privés de stockage et de transport (FNOPS/T), Modou Fall, a indiqué que les performances de la commercialisation sont affectées par le fait que l’État doit d’importantes sommes aux opérateurs, au titre de la fourniture de semences.
Selon lui, seule la moitié des engagements financiers de l’État a été honorée, pour la campagne agricole de 2024, alors qu’aucun paiement n’a encore été effectué concernant la campagne de 2025.
M. Fall a relevé que l’absence de liquidités dans les points de collecte pousse les acteurs à se replier sur les ”loumas” ( Wmarchés hebdomadaires) comme Pékesse, Pire et Ndoukoura, devenus des circuits alternatifs de commercialisation.
APS
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